Sunday, February 28, 2010

Off I go


"It's about the decisions that change your life forever"

Un jour, fin 2008, un sinistre bureau dans le plus "beau" quartier de Paris, c'était l'hiver, il faisait froid et je me suis dit "et si moi aussi, j'avais un blog" alors j'ai cliqué sur une page et j'ai écrit. Comme je respire, comme je vis, comme j'aime. De façon entière. Parce que c'était ce dont j'avais besoin.
C'était un objectif, quelque chose auquel me raccrocher lorsque rien n'est sûr, lorsque tout tangue et qu'on hésite. C'était un défouloir, une décharge à sentiments parce que parfois, c'est trop lourd de tout porter toute seule. C'était une ouverture, sur d'autres personnes, sur d'autres passions. Je dois beaucoup à mon blog. Rien n'est jamais là par hasard ni personne d'ailleurs. 

Un jour, début 2010, une jolie chambre d'amis colorée, dans un mois, le printemps sera là. Quelques pensées gribouillées.
Le monde des blogs n'est que le reflet de la vraie vie, ni meilleur, ni pire. On apprend autant de l'un que de l'autre, si on s'en donne les moyens et si on décide de porter les bonnes lunettes. Même si c'est au prix de certaines déceptions.
Il faut toujours se battre pour ce qu'on croit. Même si ça prend du temps, même si on pense que c'est perdu d'avance. Parce qu'il paraît que la patience est la plus grande des qualités. Bien qu'elle soit sans doute la plus complexe à mettre en pratique.
Je crois en l'Humain, je crois en l'Autre. Les différences ne me font pas peur. Et pour ça, il faut savoir bien s'entourer. Se méfier des apparences, souvent trompeuses, et suivre ses intuitions. Parce que le coeur ne ment pas.
Etre heureuse, ça s'apprend. On ne devient pas heureuse comme ça en claquant des doigts mais un jour, on décide de l'être parce qu'il y a trop de belles choses dans la vie et qu'on ne va pas continuer à ne pas en profiter. Il suffit juste de regarder dans la bonne direction et de tendre un peu la main.
Aujourd'hui, écrire ici n'a plus de sens. Les rencontres permises, les jolis moments, les commentaires touchants seront précieusement gardés. But everything must come to an end. Et la fin, c'est maintenant.

Bonne route à toutes...

Saturday, February 27, 2010

Time of my life

Cette nuit, j'ai rêvé que j'allais en Australie, que j'étais sur une longue et grande plage, que je prenais plein de photos parce que la lumière était magnifique et je me disais que j'étais tellement chanceuse. Ensuite, je me suis réveillée, la barre au crâne, la gorge en feu, malade. Forcément, c'était tout de suite moins paradisiaque mais mon rêve m'a quand même laissé une sensation de bien être et c'est toujours ça de pris.
Hier soir, après une longue discussion avec une de mes Amies avec un grand  A, j'ai fini un livre que je vous recommande "The House of Sleep" de Jonathan Coe. Et justement, tout le roman s'articule autour du sommeil, de ses pathologies, de son manque, de sa recherche avec un trame de fond des personnages à l'histoire liée... Parmi les quelques avantages liées à ma situation, dévorer des livres autant que je le souhaite en fait partie. 

Mona m'a justement taggée sur ma façon de lire. 
Comme pour de nombreuses choses, ma relation à la lecture est assez extrême. J'ai lu beaucoup, très vite, très tôt. Enfant, je me suis jetée dans la lecture à corps perdu, j'adorais les histoires, il m'en fallait toujours plus. Ma boulimie de lecture s'est arrêtée lorsque j'ai commencé mes études. Je n'étais plus capable d'ouvrir un livre pour le plaisir, le livre étant pour moi associé au travail universitaire, aux fiches qu'il fallait faire, aux exposés à rédiger, aux heures passées à la bibliothèque. J'ai pris le livre en horreur, vraiment. Et j'ai arrêté de lire, complètement.
Et puis l'année dernière, j'ai terminé mes études et j'ai constaté avec douleur quelque part que je m'étais vraiment privé de quelque chose de magique. Alors j'ai recommencé à lire, beaucoup. Je me suis fait ma liste de livres à avoir dans ma bibliothèque idéale et j'ai commencé doucement mais sûrement à la constituer. Je me suis en quelque sorte réconciliée avec la lecture, je crois.
Je lis frénétiquement, avec passion, j'adore ou je déteste, c'est assez rare qu'un livre me laisse indifférente. J'aime le fait d'acheter les livres, de les posséder. Ce sont des amis toujours fidèles, des repères qui m'accompagnent, peu importe où je suis. Je suis maniaque avec mes livres, je n'aime pas qu'on les abîme, qu'ils soient cornés ou maltraités. Je n'aime pas la déception dans la lecture alors je n'ai aucun scrupule à revendre à l'ami Gibert un livre que je n'ai pas aimé. Pour pouvoir racheter ceux qui me conviendront le mieux.
Je lis beaucoup plus en anglais qu'en français, puisque les 2/3 de ma bibliothèque sont des titres anglais. Souvent, je me force à alterner un livre en anglais, un livre en français mais la vérité, c'est que ma langue maternelle a beaucoup de mal à m'émouvoir. J'envisage d'acheter des livres en allemand aussi, même si leur lecture me demandera beaucoup plus de concentration. 
J'ai des livres sur tout, des romans contemporains, des classiques, des livres de développement personnel, des guides de voyages, des livres sur la mode, sur le maquillage, sur l'éducation du chat. Je ne suis pas sectaire. 
J'aime recevoir des livres en cadeaux, j'aime découvrir de nouveaux titres, de nouveaux auteurs. J'offre de plus en plus souvent des livres, j'aime faire passer un message dans le titre choisi. Je n'offre jamais un livre au hasard. 
Le livre est pour un refuge, un compagnon de tous les instants, un guide, une source inépuisable de savoir et de bonheur... Et pour vous ?

Sunday, February 21, 2010

Eyes on fire

En ce moment, je suis en colère permanente et franchement, c'est un sentiment tellement négatif que quoi que je fasse, rien n'en ressort de bon. Et dans l'absolu, tout cela, je le sais : se concentrer sur les choses positives, ne pas perdre son temps et son énergie dans des sentiments nuisibles. Sauf que dans la pratique, je n'y arrive pas. Et a priori mon corps non plus, donc il lâche, donc je suis malade, donc c'est génial. 
Habituellement, dans ce cas de figure, je choisis l'option "je déteste ma vie et la terre entière, rien n'ira jamais bien, personne ne me comprend". Du tragico-romantique pur et dur. Sauf que force est de constater que cette méthode ne marche pas tellement bien, même pas tellement du tout. Donc il va falloir chercher une autre façon de faire et une qui fonctionne, si possible.

- J'ai pensé tenir un carnet des petits bonheurs quotidiens, ceux dont on profite sur le moment mais qui une fois passés ne pèsent pas lourd, à tort, dans le bilan "black glasses" de fin de journée. Je me souviens en avoir tenu un lors d'une année particulièrement difficile et cela m'avait vraiment donné une autre grille de lecture.
- M'obliger, justement, à voir la situation d'une autre façon, me focaliser sur le positif, sur le concret au lieu de bloquer sur le négatif et ce que je ne pourrais jamais contrôler. Parce que même si j'ai beaucoup de mal avec les nuances, rien n'est 100% noir ni blanc.
Faire des projets, malgré moi, malgré tout parce que je commence à me dire que c'est un peu la seule façon d'avancer. Ne pas attendre d'avancer pour en faire mais prendre la chose inversement et les considérer comme une impulsion positive pour mettre un pied devant l'autre.
- Distinguer l'essentiel du reste, me demander si cela vaut vraiment la peine de me mettre dans certains états pour si peu. Savoir écarter les pensées, les intentions nocives sans remords et pour mon bien.
- Croire en moi, en mes capacités et arrêter de me dire que je suis une looseuse sans avenir parce que franchement, ça n'aide pas et que même si c'est vrai, je peux quand même changer.
- Dresser une liste aussi objective que possible des problèmes sans faire d'amalgames et trouver autant que faire se peut des solutions réalisables.
- M'accorder un plaisir par semaine : un soin en institut pour me sentir un peu moins moche, une sortie entre copines, une recette à tester parce qu'il parait que manger, c'est vivre, une pause lecture pour m'aérer l'esprit, une pause sportive pour me dépenser.

C'est du basique, certes mais souvent quand ça ne va pas, quand on perd pied, on oublie justement le basique, on cherche compliqué sans trouver, on est dans une spirale infernale. Donc à un moment donné il faut agir. Il paraît que c'est le premier pas qui coûte alors espérons...

Tuesday, February 16, 2010

I will follow you into the dark

Il y a des moments comme ça où le coeur n'y est pas, où le coeur n'y est plus. Des moments où me dire que "si certaines choses n'arrivent pas, c'est qu'elles ne le devaient pas" est au dessus de mes forces. Parce que je n'y crois plus. Parce que j'ai besoin de quelque chose de solide auquel me raccrocher. Du concret, du palpable. Pas des si, ni des peut-être, ni des "il est probable que". Et que j'en ai besoin là, maintenant, tout de suite, dans la seconde. Malheureusement, taper du pied et pleurer n'est pas vraiment ce qui va m'aider dans l'immédiat.
Alors oui, je me sens mal, j'ai tout le temps envie de pleurer pour un oui et pour un non, un rien m'énerve et me blesse. Je n'arrive plus à prendre du recul, à me dire que ne pas savoir ce que je vais faire dans un ou six mois n'est pas grave, qu'à cause de ça, je ne peux pas avoir de projets réalisables. Oui je maudis la crise et les entreprises qui l'utilisent à tout bout de champ. Et oui, oui, je déteste l'injustice et oui, je me vante mais c'est un gâchis que je ne sois pas montée dans un avion depuis deux mois. Et oui, je suis naïve aussi de penser que travailler dur porte toujours ses fruits.
Si j'étais capable de prendre un peu de distance, je pourrais presque rire de cette situation. Après tout, je ne connais pas beaucoup de personnes qui éclatent en sanglots parce que leur travail leur manque. Souvent, c'est quand même l'inverse...  Mais là tout de suite, je me trouve plus pathétique qu'autre chose.

Sunday, February 14, 2010

Leave out all the rest

Hmm, par où commencer ?
Je pourrais vous dire que je suis passablement énervée par certaines choses que je trouve blessantes, je pourrais vous expliquer le pourquoi du comment mais ça n'en vaudrait pas la peine. Parce que par expérience, quand on ne peut pas changer les personnes ou les situations, il faut au moins essayer de changer les ressentis.
Et donc il serait beaucoup plus intéressant de vous dire que je suis devenue une pro du scrapbooking cette semaine et que j'ai beaucoup aimé. Rien de tel pour se vider l'esprit et ne pas voir du tout le temps passer.
Je pourrais vous que j'ai également dévoré certains livres d'Amélie Nothomb, et comme de par hasard, mes préférés sont ceux se déroulant dans ou en rapport avec les aéroports. Une mention spéciale donc à "Cosmétique de l'ennemi" et "Voyage d'hiver".
Je pourrais me vanter d'être associé à un projet très sympa et qui me tient à coeur, à savoir parler de mon métier. Je pourrais aussi vous dire à quel point le soir en rentrant de ce rendez-vous, j'ai pleuré presque toutes les larmes de mon corps. Parce que désolée d'être redondante mais mon métier me manque à un point qui dépasse l'entendement. Et c'est de pire en pire.
Je pourrais partager avec vous que je reviens tout juste d'un week end éclair en Belgique, que j'ai le coeur plein de jolis souvenirs et que je me sens prête à affronter la semaine qui arrive.
Je pourrais surtout vous dire que si être un "couple différent des autres" a parfois des inconvénients, cela compte aussi de nombreux avantages, parmi eux, une certaine discussion à 7h du matin dans une petite chambre d'hôtel. Parce que parfois, les mots prennent tous leur sens quand ils sont dits par la bonne personne.
En fait, je pourrais vous dire beaucoup de choses...

Monday, February 8, 2010

Walking on a line

Parfois, j'ai tendance à croire que parce que je suis faite comme ça, les autres le sont aussi.
Parfois, je fais l'erreur de plaquer mes ressentis, mes expériences, mes capacités ou mes incapacités à celles de mes proches.
Parfois, c'est source de déceptions et c'est dommage.
Parfois, j'ai le tort de penser que pour recevoir un peu, il faut donner beaucoup.
Parfois, je suis trop égocentrique.
Parfois, il faudrait juste "adjust my expectations". Et ça viendra.

Souvent, je ris au téléphone, souvent je pleure, souvent les deux à la fois.
Souvent, c'est avec la même personne.
Souvent, elle ose me dire les choses franchement, même et surtout si je n'ai pas envie de les entendre.

Tout le temps, elle me connaît par coeur.
Tout le temps, je me sens bien après, in a bright and shiny way.
Tout le temps, je ne me souviens plus comment c'était avant.
Tout le temps, je me dis que j'ai de la chance.

Sunday, February 7, 2010

Right in front of me

La semaine qui vient de s'écouler fut riche en événements. Pour bien commencer, un aller-retour à CDG, certes sous la neige mais avec un sourire grand jusqu'aux oreilles à la perspective de nos retrouvailles, de bon matin et de bonne humeur. Des discussions à bâtons rompus, de tout et de rien, pendant quelques heures qu'on ne voit pas passer. Comme si on s'était vu hier, comme si on allait se revoir demain. Un Aurevoir sur un quai de RER bien glauque avec  un coeur esquissé en accompagnement et l'espoir de se revoir bien vite. Pour bien continuer, trois jours comme une très jolie parenthèse dans la ville des lumières. Une ville où il fait bon vivre et bon visiter, surtout lorsqu'on a une guide et une hôte en or. Une promesse tenue.Une demande particulière aussi qui m'a beaucoup touchée. De jolis souvenirs amassés à fouler les rues de Lyon, des gants perdus au détour d'un funiculaire, une vue expéditive de Fourvière, des endroits cosy à souhait où il fait bon siroter une boisson chaude et déguster un fondant au chocolat. Une razzia chez Gibert parce que c'était juste trop tentant. Une demoiselle chat qui m'adopte et me fait des câlins dans les cheveux. De nombreuses photos prises, comme autant de bons moments "doudou" à se remémorer une fois le séjour passé...trop vite évidemment. 
Une décision difficile à prendre, un coup de poker dont seul l'avenir me dira l'issue, du stress à ne plus savoir qu'en faire, un rendez-vous chez l'acupuncteur, des aiguilles qu'on ne sent pas mais qui font du bien quand même, un mal être ancien qui revient, à moins qu'il ne soit jamais parti, un week end en amoureux réservé comme ça sur un coup de tête, un bébé chat toujours aussi mignon mais qui s'est pris d'amour pour  déterrer mes plantes vertes... Et puis des ronrons et une présence qui apaisent encore et toujours...